Les photos qui suivent sont celles d'Halebid uniquement car, je ne sais pas pourquoi, je n'en ai aucune de Belur. Peut-être parce qu'à ce moment, nous n'étions pas prisonnières de la distance qui nous sépare habituellement toujours un peu du réel, espace clôturé dans lequel on prend des photos, justement. Actrices, plus que spectatrices, pour une fois.
D'ailleurs, c'est à Belur que, pour la première fois, j'ai saisi quelque chose de la religion hindoue. Avant cela, j'avais souvent un regard distancié sur l'hindouisme. J'appréciais aller dans les temples, mais j'y trouvais plus un intérêt architectural et folklorique que spirituel. J'étais parfois même un peu gênée par les rituels : donne de l'argent, et moi, brahmane, je vais accomplir le rituel pour toi, de façon automatique et détachée (me semblait-il). Bref, je trouvais, à mon humble niveau totalement ignorant et ethnocentrique, que ça manquait de piété, de recueillement véritable, de spiritualité vraie. Je ne portais pas pour autant de jugement hâtif et péremptoire sur l'hindouisme, mais tel était mon ressenti. Enfin, toujours est-il que pour la première fois j'ai saisi, d'abord à Belur, et le lendemain à Halebid, quelque chose de très profond dans la religion hindoue, quelque chose de pur, transcendant, permanent. Rassurez-vous, je ne suis pas prête d'adorer Shiva ou Vishnu, je reste bien ancrée dans ma religion catholique, mais j'ai touché quelque chose de l'hindouisme ces deux jours-la, comme une onde, invisible et réelle.
Les temples de Belur et Halebid ont été construits au XIIème siècle. Ils sont très représentatifs de l'architecture hoysala, toute en finesse et détails. Aujourd'hui, ils sont encore en "activité". Pour plus de détails culturels, le guide fait la grève aujourd'hui, cherchez par vous-mêmes, j'ai une mauvaise fièvre qui me rend paresseuse!
ET j'oubliais : étant bien à l'ouest, et levées aux aurores, nous avons vu la fameuse éclipse, par hasard - si tant est qu'il y en ait...

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